Ashan - Faussaire et Rêveur

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Dim 18 Oct - 2:32
Rêves, écailles, salpêtre
Identité
▬ Prénom : Ashaanan
▬ Nom : Serket
▬ Surnom : Ashan
▬ Race : Vran
▬ Origine : Mahakam
▬ Faction : Indépendant
▬ Âge : 30 ans
▬ Occupation : Faussaire / Chasseur de Reliques
▬ Tolérance : Tolérant
▬ Croyance : Aucune
Objectifs
▬ A long terme: Rapporter les reliques Vrans à leur enclave
▬ A court terme : Tuer le Baillis Eckart Hyd
Physique
Ashan était un Vran de taille et de corpulence moyenne, caractérisé, comme les membres de son espèce, par ses yeux rouges, sa longue queue et sa peau écailleuse. Plus spécifiquement, Ashan était un individu aux écailles ocres et rayées de noir, avec des rougeurs localisées au niveau de la gorge et des tempes. Bien qu’il eut le museau plus long que la plupart de ses comparses, Ashan n’appartenait pas à la sous-espèce des guerriers. Il était plutôt élancé et relativement noeux. Ses mains et ses pieds se terminaient tous par de petites griffes, qui allaient de paire avec les fines dents contenues dans sa bouche, en plus des crochets à poison propres à son espèce.

Les habits de Ashan dépendait de l’endroit dans lequel il se trouvait, mais il était rare qu’il enfile des choses qui ne le démarque réellement du commun des habitants du monde. Tuniques, chemise de maille, gambison léger, pantalons de toiles… Tout au plus, l’objet le plus particulier qu’il possédait était sa pierre des rêves : Un quartz citrine accroché en pendentif autour de son cou dont il ne séparait jamais. Il possédait également une écharpe verte piquée de fibules dorées, vêtement emblématique et traditionnel des Vrans, qui se portait généralement en travers du torse.

Ashan n’a jamais prétendu être un grand guerrier ou duelliste, et pour cette raison, il ne possède guère de belle armure polie ou de belles lames affûtées. Tout au plus, il sait manipuler la gonne, une arme à feu quelque peu archaïque semblable à un canon à main, et possède éventuellement une épée de chasse dépourvue de garde, plus facile à justifier auprès des autorités comme étant un accessoire pour dépeçer les carcasses que pour s’en prendre à autrui. Même si, bien entendu, Ashan n’était pas un chasseur.
Caractère

Élusif et peu bavard, Ashan était un individu calme et raisonné qui se complaisait dans la quiétude et la tranquillité. Plutôt discret, le mode opératoire du Vran était bien souvent très éloigné du standard guerrier et belliciste que l’on pouvait observer par ce temps. En réalité, plus loin il était de la confrontation directe, mieux il se portait. Non, tout chez Ashan le rapprochait plutôt des individus de l’ombre, ceux qui évitaient d’être devant les feux de la scène et qui préféraient agir dans le secret et la confidentialité. Il ne venait jamais rien de bon a être le centre de l'attention, en particulier lorsque vous appartieniez à une race sur le déclin.

Rêveur, Ashan possédait la faculté de pouvoir s'endormir à n'importe quelle heure et dans n'importe quel lieu, utilisant ses rêves pour organiser et orchestrer son existence. Afin d'assurer leur bon déroulement et le contrôle sur ces derniers, le Vran était attaché à une petite pierre de quartz citrine. C'était l'objet le plus précieux qu'il possédait car vecteur de ses songes. Pour rien au monde il ne voulait s'en séparer et destructeur auraient été les effets de sa disparition.
Comme ses comparses, Ashan renvoyait l'image d'un être pauvre émotionnellement avec une faible capacité empathique. Et bien que le fondement de la croyance était basé sur une véritable différence comportementale, il s'agissait également d'une façade de régulation sociale propre aux Vrans, qui accordaient plus d'importance aux actions basées sur la logique et le raisonnement plutôt que les désirs du cœur. Ce mécanisme n'était cependant pas infaillible et il était possible pour Ashan, sous la pression et le contexte, d'agir de manière déraisonnable, même si cela était relativement peu commun. Son courage était relatif, et il n'était pas vraiment dans la nature du Vran de se lancer à corps perdu dans des situations qui lui paraissaient trop dangereuses. Très prudent et calculé, si il y a une chose qu'il détestait, c'était l’imprévu.

Il ne possédait pas de haine particulière pour un peuple mais se méfiait des Hommes et des Elfes, que l'on savait félons, opportunistes mais aussi imprévisibles. Ultimement, la plus grande cause de coeur de Ashan était l'amélioration de la condition de son peuple dans le monde et la recherche de nouvelles alternatives pour les Vrans.


Histoire

Mon nom est Ashaanan Serket.

Il n’est pas dans mes habitudes de prendre la plume pour parler de ma personne, comme si j’étais une sorte de figure d’importance dans le monde, mais ces quelques écrits entrent dans le cadre d’un échange désiré par le Maître Zahann. Je conçois que mon existence puisse être la source d’espoir et de fabulations, en l’idée que je suis le dernier descendant en date des Opérateurs, les sorciers de notre peuple, mais je tiens cependant à être réaliste et aussi honnête que possible : Je n’ai jamais vu en moi un grand sorcier ou un grand sage
Je ne pense pas être prêt à endosser un tel rôle, ni même avoir la personnalité ou l’aptitude pour cela. Il serait illogique pour moi d’accepter de me livrer dans une position pour laquelle j’estime avoir le mauvais profil. À défaut de répondre à l’appel du devoir, je vais au moins me plier à la tâche de raconter ma jeune existence comme on me l’a demandé. Qui sait, peut-être que quelqu’un dans cette modeste communauté y trouvera quelconque leçon ou sagesse pour devenir un meilleur individu, et s’avérera plus éclairé que moi.

Je suis né ici, à Mahakam, comme vous qui lisez ces quelques mots. Certains disent que, à ma naissance, j’ai été frappé par une comète, et que dans mes yeux vivaient depuis les étoiles. Une imagerie poétique pour décrire ma petite particularité. Un rêveur, voilà ce que j'étais. Un enfant touché par le chaos et béni du don de l'oniromancie, l'art de ressentir et manipuler la toile des rêves. Je tiens cependant à arrêter la chose immédiatement : Non, les rêveurs ne naissaient pas avec l’immédiate faculté d’être frappés par quelconques songes prémonitoires. L’esprit, comme l’acier, devait s'entretenir et s’affûter. Certains rêveurs faisaient usages de drogues ou de stimulants pour s’aider dans leur quête onirique. D’autres, comme moi, s’aidaient de petits objets pour se concentrer et … exciter leurs sens. Le mien était une petite pierre de quartz de citrine, transmise, selon les dires, de générations en générations par les rêveurs Vrans. Une relique d’un temps passé faisant ma petite fierté.
Dans les reflets du quartz dansaient de petites flammes qui se transformaient peu à peu en boules de feu, puis s’étendent, encore et toujours, formant des soleils. Les rayons me baignaient et l’emprise du cristal frotte mes écailles, douce et chaleureuse, comme la caresse d’un amant. Finalement, mes yeux se perdaient définitivement dans les reflets délicats : Le temps se meurt et les étoilent hurlent. Une dernière danse pour les astres qui se débattent… Je respirais de l’or… Et pensait de la lumière.

Ce n’est pas un secret que j’ai bénéficié d’une éducation plus encadrée et certainement enrichie que la plupart de mes comparses. J’étais l’enfant doré, celui sur lequel on veillait et que l’on dirigeait avec attention et sérieux. Mon quotidien était rythmé par la calligraphie, les leçons de l’ancien temps, les lectures, les mathématiques... C’était pour le moins étouffant, mais il serait un mensonge de nier que cela ne m’eut guère porté d’intérêts. Dans tous les cas, je m’imaginais aisément devenir un scholar et rester dans notre enclave pour y livrer mon travail. J’étais devenu un copiste. Nous étions bien peu dans notre communauté à savoir lire et écrire l’ancienne langue, et il y avait par conséquence beaucoup de travail à effectuer dans nos archives. Nous avions l’intention de préserver autant de vestiges de notre ancienne civilisation que possible, et cela impliquait donc d’étudier et de recopier autant de chroniques et d’ouvrages que nous pouvions. Comme il était d’une activité courante pour les autres Vrans de jouer les chasseurs de trésors et de ramener des choses à l’enclave, nous avions parfois le plaisir de mettre ainsi la main sur de nouvelles choses à étudier, dupliquer et trier.

Ce travail de copiste ne laissait que peu de temps pour les projets personnels. Traduire et reproduire ces vieux documents dans l’objectif d’assurer leur préservation était un travail de longue haleine, mais quelque chose me dérangeait dans cet emploi. De nombreuses fois, dans les anciennes chroniques, je tombais sur des petits passages qui décrivaient ou mentionnaient l’existence de quelque chose objet ou relique, souvent utilisée pour un événement, une fête, un mariage ou ce genre de choses… Il n’était pas vraiment dans la convention de mon travail de me livrer à la création directe, mais ce petit détail me chiffonnait. Je me suis donc mis moi même à l’élaboration d’un nouvel ouvrage : une liste des artefacts perdus. Sur cette liste, je notais tout ce que je pouvais trouver sur les objets mentionnés plus tôt : Leurs noms, leurs descriptions si il y en avait une, leurs créateurs, leurs usages, et la dernière fois où ils avaient été observés. Au bout de plusieurs années de travail, je m’étais ainsi retrouvé avec une liste conséquente de ces reliques perdues à travers le temps.
Je me disais qu’il y avait peut-être moyen de les récupérer, et j’ai donc transmis cette liste aux vénérables ainsi qu’aux différents groupes de chasseurs, mais nul ne souhaitait se mettre sur leur piste. C’était compréhensible. Les détails quand à la position de ces reliques étaient flous, et elles avaient pu être potentiellement récupérés par n’importe qui dans le monde depuis le temps. Personne ne voulait se livrer à l’imprudence de se mettre sur leur piste en se basant sur d’aussi vagues informations. Néanmoins, cela m’occupait l’esprit. J’étais persuadé qu’il y devait exister un moyen de localiser et récupérer ces reliques perdues… Et ultimement, je devais réussir à entrevoir de ma personne la réponse à cette question.

Vous souvenez vous lorsque j’ai mentionné les prémonitions plus haut dans mon texte ? Si il était impossible pour les rêveurs de vivre des révélations soudaines sur des sujets aléatoires, il était en revanche possible pour eux de se concentrer sur des objets ou des personnes, dans l’espoir d'apercevoir des informations sur leurs sujets dans leurs songes. Cela reposait sur une technique que nous appelions “l’ancrage”. Cela consistait par auto-suggestion à préparer ses rêves pour y convoquer l’objet de nos désirs, afin de s’y “accrocher” et d’en extirper autant de savoir que possible. Si l’on ne se souvenait de rien au réveil, c’est qu’il était inutile de se souvenir : c’était ce que l’on appelait le mastic. Si en revanche, il restait quelque chose de notre nuit, cela signifiait probablement que nous avions mis le doigt sur quelque chose, et qu’il était bon de continuer de s’accrocher à ce rêve et poursuivre l‘ancrage. Bien évidemment, plus on avait d’informations sur le sujet, plus il était facile de s’ancrer au rêve et d’en tirer quelque chose d’utile. Inversement, plus le sujet était flou et vague, plus difficile il était d’extraire quelque chose des rêves.

C’est exactement pour cette raison que j’ai collecté autant de données que possibles dans la liste des artefacts perdues. Le moindre petit détail supplémentaire était un pas de plus qui me facilitait l’ancrage des rêves, éliminait le mastic, et me permettait de me rapprocher de la potentielle position actuelle de l’objet. Bien entendu, ce n'était que des estimations. Prometteur n'est ce pas ? Et bien a priori point assez, car même avec cela on me refuse une énième fois la sortie des archives.
La frustration commençait à remplacer la compréhension. Je ne pouvais pas juste rester travailler comme simple copiste et rien d'autre. Je voyais cela comme un gâchis de mes talents même si cela partait du désir de me préserver. Qu'à cela ne tienne. Peut être que cela signifiait qu'il était temps pour moi de prendre en main mon destin et de forger ma propre voie. Je n'avais que vingt ans… Mais c'était bien assez à mon sens pour faire plus que ce que je n'avais jusqu'ici déjà connu.

Vous vous demandez donc désormais sûrement ce qu’il s’est passé ensuite, puisque cela correspond au moment où j’ai disparu de l’enclave en laissant derrière moi la lettre que je vous avais adressés.
Il se trouvait qu’un bon ami à moi était un explorateur aguerri, et, devant le refus des vénérables de me proposer autre chose que la reproduction des ouvrages d’antan, se décida à m’approcher pour me proposer un petit partenariat…

Nous avons tout les deux quittés Mahakam par la nuit pour y rejoindre Carreras. Je n’étais pas vraiment très enthousiaste à l’idée d’entrer dans les royaumes humains, en particulier après les récents événements, mais mon camarade me conduisit non pas en pleine ville, mais plutôt en dessous, à proximité des égouts. Je découvris ici un tout nouveau monde. Ce n’était pas un quartier de luxe ou de bienveillance, plutôt un théâtre des ombres où s’opéraient opérations douteuses. Ici, il était plus intéressant de rester discret et d’éviter la discussion avec les autres. Un repaire de racailles, où vivaient blanchisseurs, mercenaires, trafiquants, contrebandiers et autres coupe-jarrets des quartiers. Un endroit mal éclairé, sale, où un mauvais regard pour être synonyme d’ennuis, mais pourtant étonnamment équilibré et régulé par sa propre violence et fourberie. Entre opportunités et rivalités, il existait ici une forme de loi naturelle étrange, une société pour les voleurs. Je pouvais clairement apercevoir les raisons pour lesquelles mon camarade avait décidé de se mêler à cette foule pourtant peu recommandable. Ici, un Vran pouvait se fondre et apparaître au moins autant suspect qu’un autre, à l’inverse de la société plus organisée et propre des Hommes au dessus, qui n’aurait guère hésité à s’attaquer à mes écailles de part leur simple présence.

Au royaume des larcins, nous étions plus égaux, tous coupables et guères porteurs de vertu. De l’honneur chez les voleurs ? Cela me plaisait.

Je n’étais pas un bon voleur ou mercenaire, mais j’étais doué de mes doigts et copiste de profession. Afin de me faire une place dans les lieux, et assisté de mon camarade vétéran, je me fis faussaire durant quelques temps. Je falsifiais des titres, des signatures et des lettres, pour le compte d’individus généralement peu intentionnés. Je fus surpris de constater la grande diversité des profils qu’il existait qui nécessitaient les talents d’un faussaire… Un pauvre pour prétendre l’acquisition d’une maison au profit d’un autre, un jeune noble qui avait besoin d’une autorisation pour entrer dans un bal pour y retrouver sa bien aimée, et même des marchands qui trempaient dans des affaires obscures. À croire que les plus grandes des canailles étaient celles qui mettaient leurs visages sur leurs enseignes. Et ce n’était pas les gardes qui posaient un problème. Certains aussi avaient les pieds dans ces affaires douteuses et quelques pots de vins dans les poches suffisait à convaincre quelconque capitaine qu’il n’y avait rien ici sinon quelques voleurs sans importances… Les fonds que je collectais par le biais de mon activité étaient en partie confiés à mon camarade de business, qui se chargeait de les renvoyer à Mahakam, vers notre enclave. Chacun contribuait à la cause comme il le pouvait, nul doute que les vénérables auraient préférés que je n’effectue un travail plus honnête, mais la fin justifiait les moyens. Et j’avais la chance d’avoir été éduqué avec l’écriture et la lecture.

Je pouvais presque me faire aux lieux.

Une fois un peu mieux ancré dans cet environnement et plus à l’aise dans la navigation de ce dernier, je commença à mettre en action mon plan initial. Entre deux  tentatives de reproductions de sceaux officiels (ce qui est bien plus dur à faire que l’on peut ne le penser), je me livrais à l’étude de ma liste des artefacts perdus. Travaillant sur l’ancrage de mes rêves, je dessinais ensuite aussi fidèlement que possible l’objet aperçu, fournissant également la maximum de pistes envisageables. Mon camarade utilisait ensuite les informations fournies par ma personne, payait éventuellement quelques informateurs, et se mettait en chasse. Notre partenariat résultat étonnamment sur quelques réussites non envisagées. Ainsi, nous trouvions un ancien miroir gravé vran aux mains d’un collectionneur de Moën, un masque funéraire dans un musée, et ainsi de suite… Ces premiers succès encouragèrent notre méthode, et alors que nous renvoyons les reliques que nous arrivions à trouver vers notre enclave, d’autres Vrans nous rejoignirent, intrigués par nos accomplissements et désireux de participer. Ce qu'il y avait de bien avec ce genre de vie, c'était que l'on y apprenait efficacement tout ce qui était nécessaire pour survivre.
.
Nous étions des malfrats, pour le commun des Hommes, mais des entrepreneurs à nos yeux. Nous n’agissions par pour le profit, mais pour la restitution de ce qui était légitimement notre propriété, qui nous avait été pillée et volée voilà maintenant longtemps. Les autres effectuaient l’action physique, moi, je me chargeais du travail de repérage, usant de mes dons et d’informateurs. Notre petite bande de voleurs prolifera ainsi durant un moment dans la contrebande de reliques, jusqu’à ce que, un jour, IL ne décide de mettre son nez là-dedans.

Le Baillis de Carreras : Eckhart Hyd.

Plus spécifiquement, le nouveau baillis. L’ancien avait apparemment “fait son temps” et remplacé. Au lendemain de la venue de Eckhart Hyd, les exécutions et dénonciations commencèrent à exploser. Le Baillis Hyd était un homme de pierre, un incorruptible dédié à sa tâche qui avait visiblement fait de sa priorité d’épurer Carreras d’une partie de sa criminalité. Avec la disparition, emprisonnement ou exécution progressive des gardes corrompus, marchands douteux et autres coupe-jarrets qu’il parvenait à débusquer, il apparaissait que le Baillis en avait terminé avec les négociations. La sagesse aurait voulu pour nous de disparaître au plus vite pour éviter les ennuis, mais mon camarade, celui qui m’avait amené dans ce monde en premier lieu, ne l’entendait pas de cette oreille.
“Juste une journée de plus”. Me disait t-il. “Je touche presque au but quant à notre dernière recherche. Donne moi quelques jours.” Insistait-il. Cet endroit était tout ce que nous avions connus et nous ne savions pas si nous aurions été capables de nous installer ailleurs… Alors nous avions fais la décision de rester, de faire preuve de cupidité et de continuer à tenter d’engrosser nos caches à reliques par ce biais.

Et puis, un soir, ils sont juste venus. Les hommes du Baillis, en armes et déterminés. Ils ont simplement frappés à notre porte, avant de l’enfoncer et de passer sous le fil de l’épée tous ceux qu’ils pouvaient. Ils n’étaient pas ici pour faire des prisonniers et livrer des procès : La justice du Baillis Hyd devait être expéditive, brutale, et immédiate. Je peux me considérer heureux d’avoir réussi à m’en être tiré avec quelque uns de mes comparses…

Mais beaucoup n’ont pas eu cette chance. Dont mon proche ami, qui fut probablement l’un des premiers tués lors de cet assaut.

Et aujourd’hui, alors que je suis de retour à l’enclave, je pense pourtant à y retourner, à quitter la sécurité de ces murs pour retourner vagabonder dans les terres humaines. Insensé, n’est-ce pas ? Je ne pourrais vous contredire, théoriquement. Mais il était difficile de nier que je tirais une grande satisfaction dans mon travail et une fierté à la restitution de nos objets. Plus encore, j’ai désormais un compte personnel à régler avec le Baillis Hyd, et cela même si je ne laisse le sentiment apparent. La différence, en revanche, c’est que cette fois, j’y retournerais seul, et seulement seul. Je refuse d’avoir sur la conscience et l’esprit le poids de la mort de plus de mes comparses pour le bon déroulement d’une aventure bien peu recommandée, mais qui m’appelle irrémédiablement. Telle est la volonté du rêveur, elle n’est pas toujours pleine de sens, et n’est pas toujours avisée, mais je suis à l’écoute de mes songes, et ces derniers me murmurent de m’en retourner livrer activité.

Nos reliques retourneront dans nos mains.




Commentaire
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Ashan
Ashan
Ashan
Érudit
Ashan
Mer 21 Oct - 18:00
Eh bien, eh bien, mon beau Ashan. Que de chemin parcouru ! Mais à quoi bon fuir ? Puisqu'en définitive, tous les chemins mènent à moi, que ce soit dans ce monde ou dans le néant où dansent mes frères sur la musique stridente et désincarnée des serviteurs aveugles du sultan démoniaque.

Et d'abord félicitations ! C'est une très belle fiche qui fait honneur à notre forum. Elle est très riche d'idées et d'opportunités futures.

En la lisant, j'ai vu le nombre d'occasions sur lesquelles il devait être facile de s'égarer lors de la rédaction. Et j'ai imaginé ô combien tu as du rester concentré pour nous livrer un récit aussi fluide et aussi complet sans jamais tergiverser. J'espère cependant que tu sauras profiter de la timeline dynamique de notre forum pour venir enrichir au gré des RPS toutes ses périodes croustillantes de la vie d'Ashan (son apprentissage, sa vie à Mahakam, sa vie parmi les hors-la-loi, l'identité de ses partenaires, etc.). Car c'est un personnage très intéressant dont j'ai franchement hâte de suivre les péripéties !

Ton passage technique concernant les rêves m'a fait pensé à la saison 2 de The OA. Coïncidence ? Cette série m'a appris à ne pas y croire. J'ai beaucoup aimé, en tout cas. Smile

Tu n'as d'ailleurs pas fait mention de mutants, d'havekars ou d'autres monstres lors de ta description de ta cour des miracles. On se doute qu'il doit y en avoir et, après tout, Ashan est sans doute trop tolérant pour le notifier. J'espère pour lui que cet excès de tolérance ne se retournera pas à nouveau contre lui. Le mépris est omniprésent en ce monde cruel, et Ashan demeura une victime de premier choix face à la xénophobie typique des hommes. Hé hé hé. Twisted Evil

Allez, j'arrête de me gausser. Je t'invite à y voir une preuve de mon ardent enthousiasme. Et j'en use sans parcimonie aucune pour te souhaiter la bienvenue, mon ami !

Tu es validé(e) !
 
   De la part de tout le staff, je te souhaite la bienvenue, toutes mes félicitations !
Te voici donc, Erudit non-humain, prêt à parcourir les terres de La Prophétie d'Ithlinne.
Dans un premier temps, je te conseille d'aller recenser ton avatar dans le bottin des avatars
Cela fait, tu pourras compléter ton profil et te créer ton Carnet de bord (si tu as des questions à ce sujet, n'hésite pas à nous contacter).
Une fois toutes ces formalités en règle, il ne te restera plus qu'à poster une Recherche d'aventure ou de répondre à l'une de celles déjà préexistantes afin de commencer ton aventure roleplay !
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