De l'étoffe dont sont tissés les vents.

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Lun 21 Sep - 18:34
Le désert est un serval dont la griffe aime votre peau.
Identité
▬ Prénom : Al'Nour
▬ Nom : Les orphelines n'ont pas de nom. Seulement un destin.
▬ Surnom : Cendre, Eclat de Lune, la Pâle, la Blême, Tesson d'étoile
▬ Race : Humaine
▬ Origine : Sa mère était une putain. Mais dans le sang d'Al'Nour résonne encore la lointaine gloire des guerrières Zerrikanienes en exil
▬ Faction : Sorceleuse de la Manticore
▬ Âge : 80 ans. Peut être plus. Peut être moins.
▬ Occupation : Sorceleuse. Elle va de part le monde. Chasse et protège.
▬ Tolérance : Elle hait les esclavagiste.
▬ Croyance :Le crédo des sorceuleuses de l'école de la Manticore. Protéger les royaumes de le menace du Chaos.
Objectifs
▬ A long terme: Objectif à long terme de votre personnages.
▬ A court terme : Objectif à court terme de votre personnages.
Physique
Le physique de votre personnage. 250 mots minimum.
Caractère
La psychologie de votre personnage. 250 mots minimum.
Histoire
L'histoire de Al'Nour commence dans une ville lointaine baignée de mystères orientaux. Un endroit ne figurant sur aucune carte et que la petite qu'elle était alors serait bien en peine d'épeler. Sa mère était putain dans un bordel, et son père, nul ne saurait dire. Sinon que comme tous les hommes de cet établissement il n'avait été que de passage. Al'Nour. Ca veut dire lumière. Un prénom, un nom, qu'importe. C'est tout ce que lui légua sa mère morte en couche. Ce sont les autres filles de l'établissement qui élevèrent la petite et qui à leur façon prirent soin d'elle, lorsqu'elles n'étaient pas occupées à satisfaire aux appétits de marchands, de nobles et autres clients. A peine Al'Nour fut elle en âge de marcher qu'elle apprit à se rendre utile. Elle travaillait aux cuisines, s'occupait d'entretenir les différents âtres et de balayer la poussière du désert qu'inlassablement le vent soufflait sous les portes. A tel point que l'on prit l'habitude de la surnommer Cendre. Parce qu'elle avait toujours la peau grise et les ongles maculés de suie.

Elle était encore jeune et à peine menstruée, lorsqu'un vieux dignitaire à l'haleine avinée voulut lui écarter les cuisses. Il s'en suivit une lutte dans laquelle le gros homme finit par s'éventrer sur un tisonnier encore ardent. Point de pitié pour l'esclave qu'elle était alors et son châtiment était déjà prononcé avant même que le cadavre n'expire son dernier souffle. Alors elle s'enfuit. Volant le cheval d'un client dans l'écurie, elle partit là où nul n'irait la chercher. Vers l'est et ce vaste champs de steppes arides carbonisées par un cruel soleil. On lui donna la chasse par jeu. Des jours la jeune fille galopa. Au dessus d'elle les charognards volaient en cercle en attendant que la soif et l'épuisement fassent leur œuvre. Et lorsque son cheval buta sur un serpent qui le tua sur le coup, la jeune meurtrière sut que cela en était fini d'elle. Ses poursuivants ravis l'encerclèrent. Elle tenta bien de se défendre, mais elle n'était qu'une enfant et son maigre couteau à viande ne faisait pas le poids contre les sabres courbés de guerriers accomplis. Ils la jetèrent au sol. Ils lui arrachèrent ses haillons. Et déboutonnant leurs chausses, ils se préparèrent à abuser de son corps malingre.

Ils l'auraient violée, si à cet instant du haut d'une dune une cavalière n'était pas apparue. Elle était belle, toute de laine épaisse drapée, avec seulement ses yeux qui comme des braises fulminantes, étincelaient de sous l'ombrage de sa capuche. Au galop elle chargea la petite troupe. Ils étaient six, elle était seule. Ils n'eurent aucune chance. Ses gestes étaient fluides et gracieux et l'acier tenu dans son poing semblait virevolter. Un a un elle les trancha. Et lorsque la tête du dernier roula sur le sol, enfin elle sembla  remarquer Al'Nour qui s'était roulée en boule dans une anfractuosité de roche. A pas mesurés la guerrière s'approcha de la petite. Dans la fureur des instants passés, sa capuche était tombée, dévoilant un visage dur et caractériel, dont la sensualité basanée s'assombrissait de longs, épais cheveux noirs. Sur sa poitrine, un pendentif à tête de lion rugissante étincelait. Et à cause du couchant c'était comme si l'ornement saignait.

-Pourquoi ces gardes te poursuivaient ils.
-Parce que j'ai tué un homme.
-Le méritait il ?
-Oui.
-Alors justice a été rendue.

Et ce fut tout. La guerrière rengaina son épée et se débarrassant de son épaisse cape de monte en enroula petite nue. Puis sans mot dire, elle la hissa sur son grand destrier, et la calant contre elle, éperonna des deux fers en direction du couchant. Longtemps elles galopèrent à travers le désert. La guerrière ne parlait pas, ou si peu, mais sa présence avait quelque chose de rude et de réconfortant. Ses longs cheveux sombres qui parfois chatouillaient le visage de la petite fille avaient une profonde odeur d'épices, et sa peau un parfum animal de poussière, de transpiration, et de sang séché. Sur leur passage les rares voyageurs détournaient les yeux ou crachaient au sol. Mais nul jamais n'essaya de s'interposer. Il faut dire que la cavalière avec ses deux épées croisées dans son dos avait de quoi impressionner. La nuit elles évitaient le relais, préférant dormir à la belle étoile. Al'Nour aimait ces instants. La respiration profonde du désert, et le crépitement des étincelles de leur petit feu. Parfois une grande bête passait dans le ciel, ses ailes indistinctes voilant la lune. Alors la vieille guerrière se tendait. Belle et farouche comme une panthère prête à mordre. Mais jamais elles ne furent attaquées. A croire que pour la première fois de son existence, les dieux cruels s'étaient enfin penchés sur le destin d'Al'Nour.

* * *

-Ainsi tu as survécu aux épreuves.
-En doutais tu ?
-Non. Sans quoi je n'aurais pas pris la peine de te sauver de tes poursuivants.

Dix ans, à peine un soupir à l'échelle du désert, et pourtant la jeune femme qui se tenait fièrement aux portes d'Haal-Hamut n'avait plus rien de l'enfant craintive de jadis. Son corps avait bourgeonné, et sa féminité comme une fleur pâle s'était pleinement épanouie. A force de mutations, et à cause de toutes ces drogues qui lui avaient été injectées, ses cheveux avaient pris une teinte triste et argentée. En rivière diaphane ils s'échappaient désormais de cette épaisse capuche de laine censée la protéger des vents de poussière. Plus marquant encore, étaient ces deux épées sanglées fièrement dans son dos et ce médaillon à tête de manticore qui se logeait avec arrogance d'entre les renflements de sa poitrine. Plus vraiment humaine, elle se mouvait désormais avec la grâce assurée et coulante d'une prédatrice. Mais toute chasseresse qu'elle soit, elle n'en étreignit pas moins avec une ardeur joyeuse, la vieille guerrière revenue l'accueillir aux portes de l'ancestrale citadelle.

-Tu as fait de moi une guerrière.
-Certains diraient un monstre.

Elle était amère son aînée dont les cheveux noirs se piquaient désormais de mèches grises. Trop de batailles, trop de sang versé avaient fini par assécher son âme. Du moins était ce qu'elle voulait faire croire à son entourage. Et si elle repoussa avec rudesse l'étreinte empressée de sa cadette, il n'en demeure pas moins que sous ses voiles mystérieux, et à son corps défendant, elle souriait. Oui Al'Nour était devenue une femme. Qu'elle était loin cette enfant qui la nuit levait des yeux apeurés vers le désert au moindre tressaillement d'herbes sèches. La vieille sorceuleuse n'était pas une prophétesse, mais avec le temps elle avait fini par faire confiance à son instinct. Ce même instinct qui se fameux jour l'avait vu charger au mépris de toute prudence un groupe de garde pour sauver une gamine maigrichonne sur le point de se faire exécuter. Stérile comme toutes les mutantes de sa race, elle n'aurait jamais d'enfant. Mais il n'empêche que cette chaleur qui se rependait dans son ventre, elle se demandait si ce n'était pas ce que ressentait une mère à la vision de l'accomplissement filiale. Mélange de satisfaction et de fierté à l'idée d'avoir aidé un destin à s'accomplir.

Restait désormais à Nour de se montrer digne de cette héritage qui lui avait été légué.

* * *

Des sombres tâches accomplies par les sœurs sorceleuse de la haute école de la Manticore peu ne parvient aux oreilles du commun. Une aura de répulsion et de mystère jalonne leurs pas. Leur existence toute entière est faite de batailles sans gloire. Loin des yeux, elles s'enfoncent vers les ténèbres, au risque d'y damner leurs âmes et au prix bien souvent de leurs vies. Cette route qu'elles ont choisi de parcourir, n'a qu'une seule issue la mort. Et chaque victoire, chaque monstruosité enfin abattue ne fait que retarder l'échéance de leur sacrifice à venir. Ainsi était l'existence à laquelle avait été condamnée Al'Nour et vers laquelle, galopant dans les pas de son aînée, elle s'engageait avec toute l'impétuosité de sa jeunesse.
Commentaire
▬ Crédit : Luis Royo
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Al'Nour
Al'Nour
Al'Nour
Voyageur
Al'Nour
Lun 21 Sep - 20:16
Willkommen, bienvenue, welcome ! Hâte d'en lire d'avantage ça promet d'être bien sympa comme tout !
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Côme
Côme
Côme
Insignifiant
Côme
Jeu 1 Oct - 17:39
Courage, Al'Nour ! Il ne reste plus qu'un petit pas à franchir ! Cette sorceleuse semble si prometteuse... Je connais bien des desseins dans lesquels elle pourrait se rendre utile, hin hin.
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