Certains dons sont des malédictions que seul demain peut reconnaître

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Sam 23 Mai - 20:26
Je vois ce que les autres ignorent
Identité
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▬ Prénom : Abigail
▬ Nom : de Roggeveen
▬ Surnom : la clairvoyante, l’oracle, la maudite, l’hérétique.
▬ Race : Humain
▬ Origine : Roggeveen, Témérie
▬ Faction : Indépendant
▬ Âge : 32 ans
▬ Occupation : Source
▬ Tolérance : Haine des fanatiques religieux.
▬ Croyance : Culte de Melitele
Objectifs
▬ A long terme: Comprendre sa Destinée.
▬ A court terme : S'enfuir de Cintra.
Physique
Pour chacun, l'enveloppe d'un être est une représentation de sa personne. Si les choses se sont montrées plus difficiles pour Abigail, aujourd'hui, c'est probablement le cas. Il y a quelques années la clairvoyante était une jeune femme aux longs cheveux blonds. De taille relativement courte et de stature fine, elle était, pour beaucoup, une jeune femme attirante et belle. Pour autant, son apparence fut changée lorsque l'inquisition la captura.

De frêle constitution, les tortures, sévices et autres mutilations subies ont laissé de grandes marques sur la source. Les stigmates de ces années enfermées peuvent être observés sur tout son corps. Cicatrices en tout genre et marques au fer rouge parsèment le corps mutilé d'Abigail. Pour autant, les plus aisés à voir ne sont pas cachés, violentée durant tant de temps elle a laissé de ces donjons un œil, perdu aux tortures des bourreaux fanatiques. Une grande blessure, difficilement refermée, est à l'origine de cette perte. Si cette grande cicatrice traverse quasiment tout son visage, elle n'est pas la seule marque visible sur son visage. Deux autres grandes marques, peut-être aussi douloureuses, parcourent sa joue gauche. Une brûlure, un peu plus ancienne que les cicatrices, est également présente sur le côté gauche de son visage.

Mais si les marques de torture s'apparente le plus souvent à des cicatrices ou des brûlures, ce ne sont pourtant pas les seules. Sa main droite a été amputée de deux doigts, le majeur et l'auriculaire tandis que la main gauche a perdu son index. Outre les tortures physiques, les humiliations et mauvais traitements généraux étaient fréquents. Frappée par une nutrition à peine suffisante, la source est aujourd'hui encore plus fragile que jadis. Frêle d'origine, elle est aujourd'hui encore plus maigre qu'avant son emprisonnement. Rasée sur la moitié du crâne, elle a encore beaucoup de temps à passer avant d'avoir à nouveau une longue chevelure comme elle possédait jadis.

Les restes de son apparence d'antan sont rares, sa maigreur intense a éclipsé les formes fines qu'elle avait avant, ses cheveux coupés à moitié ne sont que quelque chose attirant le regard et seul son œil droit porte encore le bleu profond d'origine de ses yeux. Le regard qui lui reste est aujourd'hui empli de douleur, de peur et de doutes.

Libérée de son emprisonnement depuis peu; elle peut à nouveau avoir autre chose que des guenilles pour s'habiller. Avant sa capture, elle portait principalement des vêtements de voyage, discrets, chauds et résistants aux aléas du climat. Aujourd'hui à la cour du Roi de Cintra elle porte les vêtements que son protecteur lui offre. Celui-ci espère la voir rester à ses côtés et lui offre des tenues plus riches, plus féminine pour son séjour à ses côtés. Mais dès qu'elle le pourra, nul doute qu'elle troquera les robes brodées pour une simple tenue de route discrète, telle qu'elle possédait jadis.

Aujourd'hui désireuse de quitter le palais de cristal dans lequel elle est enfermée, elle espère pouvoir retrouver un semblant d'état physique avant de partir. Si toutes les traces ne sont pas irréversibles, il y a fort à parier qu'une grande partie d'entre elle restera malgré le temps.
Caractère
Les personnes ayant côtoyé la jeune Abigail de Roggeveen ne pourraient qu'avec difficulté reconnaître celle-ci aujourd'hui. Autrefois, c'était une jeune femme vive d'esprit et emplie d'une énergie débordante. L'optimisme et la joie de vivre qu'elle portait jadis en elle ont disparu. Autrefois une jeune femme curieuse, avenante et vive elle n'est aujourd'hui que le fantôme de ces traits de caractère qui pouvaient la rendre très attachante pour certains.

À ceci il existe plusieurs raisons. Ayant vécu une vie mouvementée, ponctuée d'événements incroyables qu'elle ne peut toujours pas expliquer, elle a apprit la méfiance. Elle a appris à se faire discrète pour éviter les regards désapprobateurs de beaucoup, qui ont peur de ce qu'ils ne peuvent expliquer. Peut-être s'est-elle aussi assagie avec le temps également, gagnant une certaine raison et sagesse. Mais en vérité, il n'existe pas d'événement plus marquant que sa capture par l'inquisition rédanienne. Brisée physiquement et moralement durant ces années d'enfermement, elle a échangé sa joie pour une méfiance et une peur omniprésente. Plus que jamais il est difficile, voire impossible, d'accorder sa confiance. Même son sauveteur, si preux soit-il, ne s'est avéré n'être qu'un autre type de geôlier. Après deux longues années des pires sévices, l'hérétique, comme ils pouvaient la nommer, a perdu ses capacités en société. Aujourd'hui farouche, presque sauvage, associable, Abigail ne peut qu'avoir du doute et de la peur envers autrui alors même qu'elle désire voir le monde dans sa quête d'origine et de vérité.

Les contacts sociaux ne s'étant résumé pratiquement qu'à des personnes hostiles depuis si longtemps ont transformé sa curiosité en timidité, elle n'ose plus vraiment et préfère rester isolée que vue. L'inquisition, déterminée voir inventive, probablement, est parvenue à traumatiser celle qu'ils avaient capturée, si bien qu'aujourd'hui encore des souvenirs remontent facilement, causant des réactions que beaucoup qualifient d'étranges. Le feu autant que l'acier l'effraient, en mémoire de ces traitements qu'elle a subie dans le donjon d'Oxenfurt. Le traumatisme vécu pendant si longtemps est marqué en elle, autant que sur sa peau. Les souvenirs sont douloureux, autant que les marques.

Bien que profondément changée par sa captivité, le but de la source n'a pas changé. Abigail poursuit une quête de vérité qui l'a poussé jadis à voyager et qui, encore dans le futur, la poussera à entreprendre de nouveaux voyages. À la recherche de ses géniteurs et de réponses, sur ce qu'elle est, sur quelle est sa destinée. Car si son don lui offre la possibilité de voir, sans contrôle, elle ignore toujours la majorité de la signification de ceux-ci, ou du rôle qu'elle a réellement là-dedans.

Ce voyage permanent, dans lequel elle s'est autrefois perdue, est maintenant sa principale raison d'être, les réponses à ses questions, bien qu'encore très lointaines, sont son principal objectif. Elle a cherché à savoir depuis sa jeunesse et espère avoir un jour les réponses qui lui ont coûté si cher. Elle a appris à aimer une vie en mouvement, une vie de nomade et hors des villes. Elle a passé aujourd’hui bien assez de temps sans pouvoir observer le ciel de nuit comme de jour, bien assez de temps entre pierres et fers, si bien qu'elle rêve maintenant de la liberté qu'elle avait autrefois.

Malgré les ravages sur son corps et son esprit certains traits d'autrefois subsistent chez la voyante, de nature douce et amicale elle est encore aujourd'hui bienveillante, touchée par le monde autour de lui. Si le choix lui est offert, elle préférera toujours aider son prochain, même si celui-ci ne lui a jamais rendu cette attention et cette gentillesse. Son innocence, bien qu'emportée par l'inquisition depuis maintenant longtemps, laisse une femme parfois rêveuse, peu concentrée ou encore même lunatique. Ses pensées autant que ses visions ont toujours eu tendance à briser sa concentration et certaines de ses actions. Peut-être un peu étourdie, son manque d'expérience dans bien des domaines a eu tendance à faire d'elle une personne maladroite, les choses n'étant que pire après les sévices subis depuis des années.
Histoire
Il est aisé de dire que la naissance détermine l'avenir de certains lorsqu'on regarde les hautes classes. Dans les faits, c'est vrai pour eux, mais pas uniquement. Abigail est née à Roggeveen en l'an 1478, alors au milieu de la Guerre du Nord. Bien que loin des châteaux ou de toute naissance noble, son destin fut déjà décidé. D'aussi loin qu'elle se souvienne, jamais la Clairvoyante n'a connu ses parents, ni n'a la moindre idée de leur identité. Leur décès est une possibilité, tout comme une simple disparition. Laissée à la charge de la rue dès son plus jeune âge, Abigail n'a jamais eu de réelle preuve sur qui étaient ses parents, à quoi ressemblaient-ils. Si elle est certaine d'être née à Roggeveen, elle ne conserve aucune image de ses géniteurs. La question de leur identité et de la raison de son abandon est l'une des nombreuses à laquelle aucune réponse ne fut trouvée.

Malgré le contexte difficile de sa naissance, la Maudite ne garde aucun souvenir de conflit à cette époque, trop jeune et éloignée des principaux fronts de conflits. Au milieu de ce grand centre commercial, la jeune orpheline n'en était qu'une parmi tant d'autres. Chaque enfant vivant ainsi, qu'importe son âge, avait une histoire à conter. Ses parents étaient morts, dans la guerre. Ils l'avaient abandonné, car il avait une malformation visible. Ils le pensaient maudits. Il n'était pas désiré. Tant d'histoires, tant de vérités que parfois, il devenait difficile de savoir à qui appartenait certains récits. Les voyageurs et marchands venaient et partaient par centaines. Simple point au milieu d'une foule si nombreuse. De cette période, elle ne garde aucun souvenir, ni comment elle a survécu, ni d'où elle vient réellement. Peut-être certains avaient-ils pitié de la jeune fille, peut-être fut-elle confiée à certaines personnes à son plus jeune âge, peut-être la rue lui avait-elle offert un sursis. Cela, hélas, ne savait être expliqué par la source. Son premier souvenir vient d'après la guerre. La jeune fille vive et bienveillante qu'elle était semblait avoir touché au cœur un jeune couple de marchands. Arrivés en ville peu de temps auparavant, ils décidèrent de prendre sous leur aile une jeune orpheline. La famille était aimante et possédait une richesse plutôt importante. Malgré l'affection qu'ils avaient pour la jeune fille, ils ne la gardèrent pas longtemps à leurs côtés. Des événements, que nul ne savait expliquer arrivaient fréquemment. La peur finit par battre l'amour et la pitié que pouvaient avoir le couple, pour eux une chose était certaine, la fille qu'ils avaient voulus prendre avec eux était maudite, ils la chassèrent de leur maison tandis que la jeune enfant ne savait pas comment prendre une telle chose. Hélas, cela n'était pas un incident isolé, le charme naturel de la jeune fille mena d'autres familles à tenter l'expérience, pour avoir à chaque fois, plus ou moins vite, le même résultat.

Durant ces jeunes années Abigail vécue en grande majorité dans la rue, après avoir été rejetée par des gens qu'elle avait appris à aimer. Ce cirque de peur et d'amour continua pour quelques années. Aujourd'hui encore Abigail ne pourrait dire combien de famille elle a côtoyé, ni combien de personnes ont eu peur d'elle. Dans la rue et certaines familles, le mot commençait à se passer, qu'une jeune fille maudite arpentait les rues de Roggeveen. Tous ne s'accordaient pas sur la chose. Tantôt était-elle blonde, tantôt brune ou rousse. La nature de la dite malédiction ne manquait pas de diverger d'une personne à l'autre. Certains disaient que la jeune fille se nourrissait du malheur des gens qu'elle côtoyait, leur offrant l'infortune par l'avenir. D'autres affirmait qu'elle était joyeuse, gentille, curieuse et pétillante, simplement pour infiltrer une famille et finir par tuer ceux qui avaient eu pitié de l'orpheline. Les mots fusaient. Encore trop jeune pour réaliser tout ce qui commençait à se bâtir autour d'elle, la jeune Abigail n'avait en tête que de rester pour de bon avec des gens qu'elle aimerait et qui l'aimeraient. Hélas cette idée, pour des années durant, ne resta qu'un rêve parmi tant d'autres dans la tête d'une jeune fille.

En 1489, les choses changèrent. La jeune fille, toujours perdue au milieu d'une ville qui semblait de plus en plus craindre ces rumeurs de malédiction, commençait à craindre un peu les réactions de certains, à craindre ce qu'ils accepteraient ou non, à craindre ces événements anormaux qui ponctuaient sa vie, qui changeaient les regards des personnes auxquels elle s'attachait. Le destin pourtant joué depuis sa naissance ne sembla se manifester pour elle que ce jour. Le soleil était à son zénith et la jeune fille venait de se voir offrir par une aimable personne de quoi se nourrir pour ce midi. Elle croqua dans ce fruit, puis les choses semblèrent se figer. Le son disparu de ses oreilles, elle sentit un vent puissant se lever alors que les autres ne semblaient pas déranger. Son corps ne lui obéit plus, elle ne ressentait qu'un intense vent lui balayer le visage. De l'extérieur, elle ignorait ce à quoi cela pouvait ressembler. Mais elle maudissait ce qui arriver, ce n'était pas la première fois et probablement pas la dernière. C'était dans ces moments que les gens la regardaient, avec peur, avec dégoût. Elle ne se souvint pas réellement de tout, mais elle parla. Elle parla de mort, de feu, d'un incendie que nul ne pouvait éteindre. Elle parlait sans le vouloir, sans savoir ni ce qu'elle disait, ni ce qu'elle voulait, ni ce qui arrivait. Lorsqu'elle récupéra son corps, elle s'effondra, faible. Les regards autour d'elle étaient figés, les gens stupéfiés. La peur, encore la peur dans le regard de tant de personnes. Après quelques instants, elle se redressa, non sans mal, pour quitter la place aussi vite qu'elle le pouvait. Elle s'arrêta pour maudire ce qui lui était arrivé, dans une ruelle éloignée. Là-bas, elle fut rejointe par une femme en robe. Inquiète, la jeune fille se redressa prête à fuir. Face à elle, la femme se présenta. Une prêtresse de Melitele. Elle affirmait ne rien vouloir de mal à la jeune fille, simplement la protéger, l'éduquer là ou d'autres avaient échoués. Abigail souhaitait y croire, de tout son être. La curiosité, puis l'envie d'avoir enfin un foyer, finirent par lui faire accepter de suivre la prêtresse ; après tout, il n'y avait rien pour elle dans cette ville maintenant emplie de rumeurs. La femme, prénommée Adia, emmenant avec elle celle qui était dite maudite. Elle l'emmena jusqu'en Rédanie, jusqu'au temple d'Ellander.

Le Temple était grand, plus que bon nombre de maisons qu'elle avait vu durant son enfance. Mais ce n'était guère important. Dans ce calme elle retrouvait d'autres enfants, certains plus vieux, d'autres plus jeunes, tous unis par un simple fait, ils ne connaissaient pas leur parent. Si Abigail avait à ses côtés d'autres enfants, c'était probablement le seul point commun avec Roggeveen. Il n'y avait pas de belles nourritures sur les tables ou de marchés plein de mondes et de biens. Il n'y avait ni l'agitation de la ville, ni la multitude de passants. Mais cela n'importait guère. Les prêtresses étaient attentionnés, gentilles et prenaient soin de la jeune fille. Elles la protégeaient, elles l'éduquaient. Abigail apprit à connaître le culte de Melitele, ainsi que d'autres choses. Dans ce milieu ou elle pouvait enfin sentir l'amour des autres elle n'avait plus cette désagréable sensation de rejet, de haine et de peur. Elle avait toujours des incidents, comme depuis longtemps, elle voyait des choses qu'elle ne savait expliquer, par moments elle perdait conscience et les prêtresses lui racontait ce qu'elle avait fait. Les autres enfants, étonnés, étaient consolés par les sœurs. La nuit, il lui arrivait de voir des choses étranges, des paysages, des visages. D'entendre des voix, parfois elle comprenait des mots sans arriver à entendre la phrase, parfois les sons eux-mêmes étaient difficiles à comprendre, à apprivoiser. Elle grandit, apprenant ce que les prêtresses avaient à lui apprendre. Adia, celle qui l'avait amené, portait un soin important à tenter d'expliquer ce qu'elle pouvait à cette jeune fille. Malgré les légendes, les mythes et les livres, Abigail ne trouvait ni réelle réponse, ni explication à ce qu'elle voyait, entendait ou faisait.

Malgré leur sagesse et leur connaissance, aucune des prêtresses n'avaient de réelles réponses. Les prières n'apportaient que des doutes supplémentaires, cela jusqu'à ce qu'une des prêtresses lui révèle quelque chose. Les mots de la prêtresse de Melitele n'étaient pas les siens, mais jamais personne ne sut dire à qui ils appartenaient, d'où ils venaient ni pourquoi ils étaient. Lorsque les mots sortirent de la bouche de la femme, une chose était certaine. Ils étaient destinés à la jeune Abigail. Ceux-ci lui annoncèrent quelque chose que, malgré les années, la Clairvoyante ne sait toujours pas comprendre. Elle serait une source, un être né avec des pouvoirs magiques incroyable, doté d'un don prophétique. Tous ces incidents qui avaient jusque-là peuplés la vie de la jeune fille étaient visiblement plus que de la fatigue, des pointes de folies ou des cauchemars inexplicable. Ils étaient de nature magique. Magique, pas maudite. Ces mots soulignaient l'importance de la personne qu'était Abigail. Si cette révélation devait lui permettre de comprendre quelques choses, elle ne fit naître que plus de questions dans l'esprit de l'orpheline. Ce n'était pas une malédiction, mais qu'était-ce donc réellement ? Pourquoi elle ? D'où venaient ces pouvoirs ? Pouvaient-ils être hérités de ses géniteurs ? Qui étaient-ils ? Que voyait-elle en réalité ? Qu'est-ce qui pouvait déclencher ces pouvoirs ? Si ces mots avaient apportés quelques réponses sur le pourquoi, le comment restait totalement inconnu, de même que l'origine même de sa nature. Dans les jours, puis semaines suivantes, Abigail espérait une réponse qui viendrait d'elle-même, sans la trouver. Aucune des prêtresses ne sut quoi lui dire, ni comment lui offrir une piste de réflexion. Le temps passa et en 1493, elle finit par prendre une décision. Il lui était devenu évident qu'en ce temple qu'elle affectionnait, elle ne pourrait avoir aucune autre réponse. Mais c'était hors de ces murs protecteurs qu'enfin Abigail aurait des renseignements, des indices, sur son destin, sur son origine. Car si elle savait ce qu'elle était aujourd'hui, ni hier ni demain ne lui apparaissait clairement. Son envie de savoir et de réponses la décida finalement. Elle allait chercher ces endroits vus et ces noms entendus lors de ces nombreux rêves. Elle s'empara du peu qu'elle avait, une tenue, un bâton, une carte, un sac et quelques provisions, puis quitta ce temple. Sûrement pas à jamais, elle aimait autant cet endroit que les personnes dedans. Mais pour un long temps probablement.

Elle avait déjà parcouru un peu Ellander durant ces années au temple. Elle connaissait un peu la ville, mais n'avait guère vu beaucoup plus que les bâtiments à la frontière de cette cité. Pour son départ les prêtresses lui offrirent tout l'aide qu'elles avaient. La jeune femme put voyager à bord d'une caravane à destination de Wyzima. C'était un endroit comme un autre pour débuter ce voyage dont elle ignorait s'il aurait une fin. Consciente de son don, ou de sa malédiction pour certains, elle semblait parvenir à voir, à entendre, à se souvenir un peu plus. Certaines visions arrivaient pour des raisons, d'autres semblaient naître la nuit. Sur le chemin de Wyzima elle eu une idée qu'elle tenta de suivre, tant bien que mal. Dans un livre qu'elle garda près d'elle, elle notait ce qu'elle voyait, entendait ou ressentait, cherchant une raison, une histoire, une voie au milieu de ces informations. Ces incidents, bien que rares, ponctuaient malgré tout sa vie, menant la jeune femme à laisser son voyage être guidé par des choses qu'elle ne comprenait pas toujours. Le soir, enfermée avec son livre, elle tentait comme elle pouvait de comprendre ces visions. Si rien ne lui apparaissait vraiment, elle s'imaginait que le temps lui apporterait une clairvoyance supérieure.

De toutes les facettes de la vie qu'a pu imaginer Abigail, le voyage était probablement la plus intéressante. Cette sensation de liberté, de découverte, était des plus passionnantes. Si sa quête de réponse était, à jamais, son principal objectif, les détails de chaque voyage formaient une épopée que la clairvoyante ne pouvait qu'apprécier. Les lieux, les gens. Chacun était une ligne dans l'immense histoire du monde dont elle pouvait être témoin. Il y avait partout des anecdotes, des symboles auxquels elle pouvait croire, ou se rattacher. Dans les terres les plus isolées, les années n'avaient qu'à peine effacer les ravages de la guerre, ceux qui avaient connu le carnage semblaient marqués à vie par cela. Ceux qui l'avaient ignoré se demander si le tout était bien nécessaire. La loyauté, la croyance, la foi, tous ces traits qu'il est possible d'imaginer comme bons peuvent se changer en un fanatisme à craindre. Les histoires, tout comme certains événements mènent à penser que pour certains la fin justifie les moyens, même quand ceux-ci ne font que rendre ce monde un peu plus morose.

Ce long voyage, encore inachevé à ce jour, vit la jeune Abigail grandir, mûrir. Elle gagna en prudence, en méfiance et en discrétion. A travers les royaumes de nombreuses personnes voyaient d'un mauvais œil la jeune femme avec des dons de voyance. Si elle ne connut pas d’événement fâcheux durant ces années d'errance, elle tomba à nouveau sur la haine, la peur et l'incompréhension du reste du monde. Le temps s'écoulait et aucune réponse n'apparaissait. Pour toute récompense, seul la crainte grandissait dans le cœur de l'oracle. Dans ses rêves, elle voyait un chaos omniprésent, une tempête de neige et des villes entières recouvertes de glace. Il lui arrivait de sortir de son rêve frigorifiée, alors même que le feu était encore près d'elle. Elle ne parvenait toujours pas à contrôler ni vraiment comprendre ces visions, ce que c'était lui échappait encore. Elle avait des dons prophétiques et une énergie magique latente très puissante, ces visions de glaces avaient-elles une véritable signification ? Dans ce livre de récits des rêves et voix, elle pouvait voir la glace, le froid, la tempête se représentée de plus en plus. Cette odyssée était loin d'être terminée, ce voyage était toujours un mystère pour la jeune Abigail. Une nuit, dans une auberge au nord de Novigrad une vision, peut-être plus claire, lui vint. Comment celle-ci, tout comme les autres, lui était venu restait un mystère pour elle. Peut-être était-ce un lieu, une émotion, une odeur, ou bien quelqu'un ? Difficile de tracer les origines des visions, des autres tout comme de celle-ci.

Dans cette vision, elle voyait une fleur, rayonnante de vie sous le soleil. Le vent balayait la plaine, emportant tout sauf cet unique bourgeon. Le soleil lui donnait une vie longue et prospère. Un nuage apparut, cachant le soleil, affaiblissant cette fleur, le vent se leva à nouveau. Avec lui vint la neige qui s'abattit sur la plaine. La glace recouvrit les étranges, la fleur ne tint que brièvement, jusqu'à ce que la neige commence à la recouvrir et qu'elle ne meurt. Alors le vent l'emporta et le ciel s'assombrit, laissant une immense tempête de neige balayer la plaine. Si ce rêve pointait vers un monde couvert sous glace et neiges, la principale différence pour la jeune Abigail était le fait qu'elle arrivait plus simplement à voir. Le discours caché derrière le rêve ne lui apparaissait pas clairement, mais il y avait moins de chaos dans ce rêve que dans bien d'autres. Voyant des paysages en fond, avec une précision plus importante qu'auparavant, elle se décida à chercher ces places qu'elle voyait en rêve. Cet emplacement, cette fleur, n'était que le premier endroit qu'elle vu en rêve. Dans ce livre, elle dessina, comme possible ce qu'elle avait vu. Même si elle pouvait reconnaître un tel lieu, il était plus aisé de demander le soutien de certains, en leur montrant ce qu'elle cherchait.

Hantée par cette vision, par cette idée d'un monde enseveli sous les glaces, elle continua sa quête de réponses. Loin de la politique, du pouvoir et des conflits Abigail passait le plus grand de son temps hors des grandes villes, afin d'éviter trop d'attention si jamais ses dons venaient à se manifester. Le détachement qu'elle s'efforçait d'avoir était une chance pour elle, probablement le meilleur moyen de passer inaperçue. Pour autant, vaincre sa nature n'est pas chose aisée, bienveillante de nature elle avait bien du mal à laisser certaines pauvres âmes rencontrées sur la route. En haut de ces tours d'ivoire, les Rois ne voyaient pas le mal qui rongeait le bas monde. Ils ne voyaient pas le désastre que la soif de certains apportait. Un constat aisé à faire pour elle, mais malgré cette vérité qu'elle observait et comprenait, rien ne changeait. Elle était spéciale, elle avait un don, mais celui-ci ne servait guère à soutenir ceux qui souffraient des actes d'autrui chaque jour durant.

Isolée de toute ressource pendant cette errance, la native de Roggeveen se devait de trouver comment obtenir son repas et son abri pour chaque jour et chaque nuit. Si certaines rares personnes étaient disposées à partager un peu de chaleur et de nourriture, la plupart du temps, le ciel était son unique toit pour la nuit. Elle apprit à apprécier la vue de cet ensemble étoilé, ou de cette immense obscurité. Elle apprit à apprécier le bruit d'une forêt assoupie ou d'un lac bercé par la lune. Le danger était une composante importante de ces haltes, bien que dehors depuis maintenant des années Abigail n'était pas capable de vaincre les créatures qui rôdaient depuis des siècles dans ce monde. Ni entraînée, ni expérimentée, ni équipée, le combat ne fut jamais vraiment une option pour la voyageuse qu'elle était. Au conflit, elle préférait la fuite, la discrétion ou la parole, lorsque le monstre avait pour race l'humain, l'elfe ou le nain. Si pour beaucoup les autres races étaient sujette à haine, pour elle, il n'y avait pas lieu de le penser. Elle avait croisé de bonnes personnes, qu'importe leur origine, mais aussi beaucoup de mauvaises, dont les origines n'étaient pas moins diverses. Pour vivre en nomade, prudence était mère de sûreté. Il y avait beaucoup à apprendre de ce monde vaste, beaucoup à craindre et autant à aimer. Elle apprit à connaître certaines familles, certaines personnes isolées. Pour ceux qui prenaient un peu de temps pour une voyageuse, avec qui elle pouvait passer quelques instants, il lui arrivait d'entrevoir quelque chose, une image, un son, une phrase venant d'un futur tantôt lointain, tantôt proche. Si ces visions, pas plus que les plus grandes, n'étaient guère translucide, ceux qui cherchaient à en comprendre le sens aurait peut-être la chance d'anticiper ce que le destin a pour eux.

Outre les quelques croquis de vision qu'elle avait dessiné avec le temps, Abigail prit parfois un peu de temps, pour dépeindre le monde dans son présent. Pour immortaliser une eau claire, reflétant le ciel avec son royaume d'étoiles et sa reine de Lune. Pour immortaliser une forêt battue par le vent, révélant entre deux arbres un soleil à son zénith. Ou pour immortaliser cette simple demeure, dans laquelle les gens vivent, malgré cette forte tempête qui ravage le continent hors des murs et loin du feu. Pour elle qui pouvait observer demain, garder une image d'aujourd'hui avait une forme d'innocence, de rêve qui la laissait voyager un instant, avant de poursuivre son périple.

Le dessin, meilleure façon de capturer un instant, devint une occupation pour la jeune Abigail, pour occuper ces quelques heures qu'elle avait dans une caravane, pour occuper certaines soirées frappées par la beauté que le monde pouvait avoir. Voyager ainsi apportait au final beaucoup d'avantages, au milieu de cette quête de réponses, au milieu de cette inquiétude face aux visions de neiges et de glaces, Abigail trouvait une façon de vivre qu'elle appréciait toujours plus, une liberté d'être et de faire ce qu'elle souhaitait qu'elle ne voulait plus échanger contre les murs d'un temple, si important soit-il. Cette façon, de dépeindre le monde, si agréable soit-elle, n'était en revanche pas très lucrative et un problème semblait revenir fréquemment. Ne possédant que peu depuis longtemps, payer était une chose difficile à faire. Elle chercha à plusieurs reprises une solution à se problème, cherchant dans ce qu'elle savait faire pour obtenir les ressources nécessaire à sa vie et à son voyage. Elle apprit auprès de certains des façons de trouver des aliments dans la nature, mais ne fut pas très douée dans l'art de la chasse. C'est plutôt sans réelle volonté qu'elle trouva un moyen d'obtenir quelques revenus et d'occuper ses soirées. Douée d'une douceur et d'une voix agréable, elle se trouva autant un talent qu'un amour pour le chant. Loin d'avoir l'orgueil de se prétendre experte dans un domaine ayant porté des maîtres à travers l'histoire, elle apprit néanmoins à faire usage de sa voix pour obtenir de certains un peu de monnaie. Tout comme le dessin permettait de capturer un morceau du monde à un instant, le chant permettait de capturer une histoire et d'en faire une œuvre que tous peuvent entendre et comprendre. Pour autant, il est plus difficile de transcrire un récit en chant qu'un paysage en tableau. Si elle s'y risqua quelques fois, bien vite elle abandonna cette idée pour ne conserver que des chants qu'elle avait apprit à connaître avec le temps. Ainsi, si certains récompensaient les vocalises de l'oracle par une pincée d'argent, ce n'était là qu'un peu de monnaie, un peu de monnaie rarement. Abigail n'alla pas demander à ce qu'on paie pour son chant, bien que le geste soit appréciable.

Avec le temps, sa recherche d'un lieu la mena presque partout où elle pouvait penser. Finalement, elle trouva ce lieu, alors que l'été 1505 passait. Dans une terre où la guerre semblait maîtresse de bien des mots, elle ignora le conflit des hommes pour trouver cet endroit qu'elle avait vu en rêve. L'archipel de Skellige était nouveau pour la voyageuse, si ce n'était guère son premier voyage en bateau, découvrir un paysage de la beauté d'Ard Skellige était une magnifique expérience pour elle. En ce lieu, elle chercha, demanda et finalement, trouva. Cette plaine, balayée par le vent, était comme elle l'avait vu en rêve. Elle fit quelques pas au milieu de l'herbe, loin d'être couverte de neige, pour découvrir cette fleur jaune qu'elle avait vu résister à tout tant que brillait l'astre solaire. Au-delà de celle-ci, elle aperçut un homme. Cet individu, imposant de par sa taille, dégageait une aura de force qu'elle n'avait encore jamais vu. Si son aura était unique, son visage non. Elle se redressa, l'homme s'arrêta, du haut de son destrier et observa, intrigué, la jeune femme. Du bras droit Abigail pointa l'homme aux cheveux de cendres, avant de prendre la parole.

« Je vous connais ; je vous ai vu en rêve. »

Peut-être intrigué, peut-être outré, l'homme resta devant elle. C'était la première fois que l'oracle ressentait cela. Elle savait, elle savait plus que jamais. L'homme face à elle était béni d'un destin radieux. Aux côtés de ce puissant personnage, les autres hommes d'armes s'avancèrent. Eux, elle ne les connaissait pas. Seul cet homme aux cheveux cendrés lui était connu. Les soldats semblaient ne pas apprécier les paroles de la clairvoyante, ils la traitèrent de sorcière, un des hommes dégaina son arme. Ils ne semblaient avoir aucune envie d'entendre ce qu'avait à dire Abigail. Ils furent arrêtés dans leur tentative par la voix forte du chef. Visiblement, il était intrigué, ou intéressé. Le vent se leva, balayant la plaine de toute sa puissance. Les yeux de la native de Roggeveen virèrent au blanc, ses veines furent plus visibles que jamais. Sa voix devint étrange, grave, impressionnante et presque prophétique.

« Le Lion et l'Ours hurlent. L'hérétique quittera son donjon de sang, le Roi montrera ses crocs, jusqu'à ce que le soleil plie le genou. Ainsi ils chanteront pour l'aduler. »

Les mots de l'oracle raisonnèrent autour d'elle. Ceux qui étaient présents les entendirent, lorsqu'elle se tut, le vent se calma et elle reprit doucement connaissance, signalant la fin de cette transe prophétique. Depuis des années, les mots et images avaient parsemé son histoire. Certaines émotions, certains endroits, certaines personnes semblaient pouvoir appeler ses pouvoirs. Mais c'était la première fois que l'intensité était aussi importante. C'était la première fois que ses pouvoirs semblaient tant influer sur elle. Cet homme, elle ne l'avait guère rencontré auparavant. Pourtant, elle savait qu'elle pouvait lui faire confiance. Elle savait qu'il était voué à être plus, plus qu'aujourd'hui et encore plus que demain. Il avait devant lui une destinée hors du commun qui ne faisait que commencer. Bien qu'elle ne puisse lui exprimer en détail les événements qui composeront la suite de son odyssée, Abigail avait promis qu'il allait avoir dans son histoire des faits grandioses. Chacun avait maintenant le choix de croire en cette voix sombre et prophétique.

Les avis divergèrent sur ce sujet, mais l'avis de Jorin Penrod, semblait être le plus important. Il souhaitait voir la prophétesse rester à ses côtés, probablement afin de lui offrir plus de prophéties et de clarté sur son avenir qui semblait déjà si glorieux. Il insista, se montrant plutôt aimable malgré tout. Abigail refusa, sa quête n'était pas terminée, si elle avait rencontré un homme qu'elle savait important pour sa vie, il lui restait encore tant à voir, à apprendre et encore plus à comprendre. Dans cette quête d'identité, elle ne pouvait se permettre de rester attachée à une faction, un homme ou un lieu. Finalement, le guerrier la laissa partir, suivre sa voie. Pour autant, l'un et l'autre savaient qu'ils se reverraient, après tout elle l'avait vu. Lorsqu'elle serait au point le plus bas, il viendrait la sauver.

Alors qu'elle naviguait vers le continent, elle se questionna. Cette vision l'avait mené jusqu'à cet homme, peut-être en était-ce le but, mais... Mais ce froid, de chaos, cette tempête. Ces rêves, ces visions d'un monde englouti sous la fureur du froid, étaient-ils lié à lui ? À l'endroit ? Où n'était-ce qu'une autre piste à suivre. Abigail débarqua à Cidaris, puis entreprit de voyager vers le Nord. Elle avait déjà visité les autres royaumes par le passé. Mais elle se demandait d'où venait ce vent froid qui glaçait ses rêves. Elle avait l'impression de l'entendre murmurer si souvent, venant de ces terres au nord, loin au nord. Au-delà du Kovir peut-être. Comme les autres, ce voyage ne saurait être aisé. Probablement, serait-il long, très long. Mais il était nécessaire de l'entreprendre, car peut-être au Nord se jouerait-il la suite de ce destin qu'elle avait encore du mal à comprendre.

Abigail suivit donc la route du nord, poursuivant un périple qui durait maintenant depuis des années. Elle voyagea avec des marchands, des aventuriers, séjourna chez des fermiers ou au milieu des bois. Son chemin ne fut pas un simple tracé linéaire, sur cette route vers le Nord Abigail fit de nombreuses haltes, par envie, ou par intuition. Elle put observer à nouveau ces anciens pas, venant une fois de plus à Wyzima. Elle ne trouva guère plus que lors de son dernier passage. Pourtant, beaucoup avait changé, elle pouvait le sentir. Abigail avait gagné en clairvoyance, en sagesse peut-être aussi. Cette pensée d'un monde ravagé par le froid ne l'avait jamais quittée, mais elle avait appris que ce n'était guère tout ce que demain renfermait. Elle avait vu des images d'un monde recouvert sous la neige, mais aussi de l'avenir de certaines personnes. Grandie par ses visions et expériences, elle traversait ainsi Wyzima. Mais si son regard avait changé, la vue était toujours similaire. Ces grandes villes, peuplées de centaines, de milliers, abritaient misère et malveillance à chaque coin de rue. Bien que bref ce séjour lui permit néanmoins de voir que certaines choses semblaient figées dans le temps, attendant qu'un événement vienne les bousculer.

Dans ce voyage, le prochain arrêt fut Ellander. En ces nombreuses années, la ville avait bien changé, certains bâtiments avaient disparu, certains avaient changé et d'autres étaient nés. Elle ne resta pas longtemps dans ces rues. Elle logea au temple qui l'avait vu grandir. Elle parla de ses visions aux prêtresses, cherchant à voir si la sagesse d'autres pouvait lui ouvrir les yeux encore un peu plus. Hélas bien peu en ressortit, hormis un peu de joie de retrouver celles avec qui elle avait grandi. Ce séjour, plus long que la majorité de ceux faits jusqu'ici, permit également à la source de quitter le temple avec quelques biens pour son voyage. De la nourriture et de l'eau principalement. Lorsqu'elle quitta enfin ce temple, ce fut pour le Nord. Sa route, loin d'être linéaire l'entraîna à suivre une route passant par l'est, elle passa en Kaedwen avant de se retrouver en Rédanie. Après Ard Carraigh, elle se dirigea vers Blaviken.

Durant ce trajet elle accompagnait un groupe de marchands qui semblaient connaître les terres qu'ils traversaient. En ce début d'année 1507, les neiges commençaient à fondre, au bord des routes les congères laissaient place à de longs filets d'eau qui allaient, petit à petit, remplir les terres avoisinantes. Le soleil gagnait en terrain sur la nuit et la chaleur revenait doucement. C'est dans ce contexte qu'Abigail eut une nouvelle vision. Accompagnée d'un homme du groupe pour trouver quelques fruits non loin les deux humains tombèrent sur un corps, humain, en état plus que mauvais. En grande partie dévoré. Malgré les écorchures, le visage était toujours en partie reconnaissable. Bloquée quelques instants sur celui-ci Abigail sentit son corps devenir raide, une vision lui apparut. Ce visage changea, perdant le poids du temps un instant, pour retrouver le visage d'un homme qui l'avait autrefois adopté, quelques belles semaines. Plusieurs visages, certains connus, d'autres non, se mélangèrent. Puis elle se sentit chuter, tandis que, sans contrôle, elle laissa un cri s'échapper. Sa voix, plus forte et plus sombre que d'habitude sembla inquiéter l'homme à ses côtés. Lorsque l'oracle revint à elle, il avait disparu. La native de Roogeveen retrouva le chemin sans réelle difficulté. Fatiguée, elle ne porta pas grande attention aux regards de certains. Lorsque le soleil se leva et qu'Abigail sortit de son sommeil, cette fois-ci elle put voir dans les yeux des hommes une peur, une haine, qui ne lui avaient pas manqués. Un peu plus loin certains hommes l’inquiétèrent. En arme, portant le symbole de l'inquisition sur leur torse. Si depuis des années elle avait fait de son mieux pour éviter ceux-ci, elle comprit rapidement la raison de leur présence. À leurs côtés l'homme qui l'avait accompagné la veille. Le cœur de la clairvoyante ne fit qu'un tour. Elle s'éloigna, en courant, ne sachant que faire d'autre. Derrière les hommes d'armes se lancèrent à sa poursuite. L'un d'entre eux avait un destrier. Elle regarda derrière elle, il était proche. Le cheval la percuta, elle s'écrasa au sol, sa tête sonnait. Elle vit un homme arriver, lever son pied. Plus rien.

« Une hérétique. Une sorcière. »

Finalement, Abigaïl revint à elle. Sa tête lui faisait horriblement mal, une sensation de chaleur sur sa joue lui laissait croire qu'un filet de sang coulait de sa blessure. Elle rouvrit les yeux, grognant un bref instant. Son dos la faisait souffrir, voilà qu'elle était traînée au sol par un de ces inquisiteurs. Il n'y avait plus de traces de la caravane autour, la clairvoyante ignorait combien de temps, s'était écoulé. Sa vision, encore trouble, lui révéla quelques formes devant elle. Malgré le sifflement dans ses oreilles, elle entendait des pas. D'autres hommes l'entouraient. Elle ignorait tout de ce qui c'était passé après qu'elle soit tombée inconsciente, elle ignorait où elle se trouvait. Lorsqu'elle fit quelques bruits, signifiant qu'elle revenait à elle, l'un des hommes commenta. Un autre ria, puis la frappe, visant les cotes d'un coup de pied. La douleur la réveilla encore un peu. Devant se trouvait un chariot d'acier. Elle était dans une espèce de camp, probablement de l'inquisition. L'homme qui la traînait la souleva, pour la déposer, non sans violence, dans cette cellule roulante. Avec elle se trouvait d'autres personnes. Un elfe et un humain. Les deux semblaient avoir subi des sévices physiques. Dans cet instant, elle ne se perdit pas à les plaindre, le sang coulant sur sa tête, le mal aux côtes et le souffle court lui rappelèrent qu'elle était dans la même situation qu'eux. Les portes se refermèrent, ne laissant qu'une petite ouverture sur les murs de la cellule pour toute source de lumière. La charrette se lança sans que les prisonniers ne disent quoi que ce soit. La route n'était pas confortable, Abigail finit par se redresser, son regard était plein de tristesse, consciente qu'elle allait sûrement subir de durs moments. Une pointe d'espoir persistait néanmoins, lui rappelant que cet homme aux cheveux de cendre allait venir la sauver. Seul un élément lui manquait, quand ? Lorsqu'Abigail tenta d'obtenir quelques informations des autres prisonniers elle ne put que constater que l'elfe avait perdu sa langue. L'homme semblait bien marqué par les traitements précédents. La native de Roggeveen parvint néanmoins à obtenir leur destination. Oxenfurt.

Si la route jusqu'à la cité rédanienne était désagréable, rien n'était comparable à ce qu'étaient les prisons de la ville. Elle devait être jugée pour hérésie, pour sorcellerie. Mais le jugement ne semblait pas venir. La ridicule cellule dans laquelle elle était enfermée était l'endroit le plus réjouissant qu'elle connaissait durant ces heures sombres. Enfermées dans cette cellule, elle avait pour principal camarade l'obscurité pratiquement omniprésente. Pour seule lumière, elle voyait au loin les torches des gardes, apportant avec eux une mauvaise nouvelle à chaque fois. La nourriture et l'eau, outre leur goût plus que répugnant, étaient en quantité à peine suffisante. Il ne fallut pas longtemps pour qu'Abigail perde les quelques formes qu'elle avait. Amaigrie, affamée dans cette attente qui semblait durer une éternité. À tout moment de la journée, la faim semblait la tourmenter. Ses lèvres, gercées par le froid d'un hiver apparemment venu, souffraient de n'avoir que si peu d'eau.

Et pourtant, malgré ces manques forts, ils n'étaient pas le pire moment. Lorsque la lumière arrivait, Abigail savait ce que cela signifiait. Les hommes la traînaient hors de sa cellule, pour l'attacher sur une table et commencer leur travail. Cachés derrière leur foi ils semblaient chercher à combattre ce qu'ils voyaient comme hérétiques, comme elle. Si là était le regard qu'ils portaient sur leurs actes, pour la source, ce n'était guère plus que des actes cruels, des actes horribles que les fanatiques avaient tendance à camoufler sous leur foi. Durant ces sessions, trop longues et trop fréquentes, de torture elle connut le pire. Le fouet, la lame, le fer rouge. Tous marquèrent la source de leur empreinte. Lorsque le fouet ne fut plus suffisant, ils dégainèrent un outil tranchant, pour marquer à jamais sa peau, puis pour se débarrasser des doigts de la native de Roggeveen. Un par un, pour poursuivre leur traitement le lendemain. Le chemin de la rédemption était long et douloureux. Un œil, lorsque les doigts ne furent plus suffisants. Elle fut marquée au fer rouge à plusieurs endroits, sur la joue, sur le cou. Ces blessures dans la chaire étaient accompagnées de sévices psychologique. Le manque de lumière, de nourriture, d'eau fut couplé à l'imagination débordante des Rédaniens. Pour les prisonniers ce n'était que sadisme simple, eux continuaient de disserter sur leur foi et l'hérésie des pêcheurs qu'ils punissaient. Lorsqu'ils parlaient, expliquaient leurs actes à la victime ils avaient une conviction terrifiante pour le prisonnier. Les pouvoirs de la native de Roogeveen en faisait un sujet d'étude intéressant, tellement intéressant qu'elle semblait avoir le droit à plus d’attention que les autres. Si son corps allait rester marqué à jamais, son esprit le serait également. C'est recroquevillée dans le noir qu'elle attendait la prochaine journée, ou nuit, elle n'en savait rien. Et tout se répétait, cruels et déterminés, les fanatiques se montrèrent toujours plus inventifs dans leurs façons de faire de la vie de leur prisonnière une longue série d'expériences, de traitements difficiles qu'elle assimilait à un enfer. Jamais le procès ne vint. Le tourment semblait durer une éternité. Mais elle était certaine d'une chose, il viendrait.

Un jour, presque ordinaire, alors qu'elle était sortie pour son activité journalière, le fouet claqua, ses yeux s'assombrirent et son cri fut étouffé. Les Rédaniens, inquiets un instant, ne bougèrent pas. Malgré les liens qui la maintenaient sur le chevalet, son corps se tendit, ce qui pouvait s'éloigna, tous les muscles étaient devenus raides. Plusieurs secondes passèrent et son cri restait étouffé sous une voix bien différente de celle qui avait pu les supplier quelques instants plus tôt. Lorsque, enfin, son cri disparut, elle parla. Le son semblait venir de plusieurs endroits, de plusieurs personnes.

« Une lumière arrive. »


Ses derniers mots se perdirent dans la pièce. Puis Abigail, fatiguée, redevint elle-même. Les Rédaniens passèrent vite sur l'inquiétude, pour avoir à la place une haine et une colère qu'ils déchaînèrent sans hésitation. Cette manifestation, bien qu'unique durant ce long emprisonnement, semblait avoir déclenché un peu plus de furie chez les geôliers, leurs expériences n'avaient pas atteints la magie qui sommeillait en celle-ci, ils ne comprenaient guère plus cette hérétique qui leur faisait face. Lorsque ce qui ressemblait le plus à la nuit passait, Abigail tentait d'en profiter. Elle peinait à se mouvoir, à penser. Mais le repos était compliqué. Humiliée et battue, elle ne pouvait trouver un sommeil, aussi imparfait soit-il. Ses brefs moments de repos étaient brisés par les bruits de pas venant du couloir, ou les cris de certaines pauvres âmes qui subissaient à leur tour le triste sort réservé aux hérétiques. Le fanatisme de ces hommes était déplorable, se complaire à ce point dans une foi ne menait qu'à ce genre d'actes ? Ces bourreaux, avaient-ils toujours été aussi mauvais, ou bien est-ce la faute d'une foi trop poussée ? Seule, elle venait à se questionner sur les raisons d'agir de ces fanatiques, probablement fous. Peut-être par peur. Mais aujourd'hui, elle les craignait probablement plus que l'inverse n'était vrai. Encore une fois, le temps passa et encore une fois Abigail ne saurait pas dire combien.

L'étincelle d'espoir était toujours en la voyante. Et un jour ce qu'elle avait vu apparut. Une lumière, au loin. Des torches comme d'habitude. Mais les pas étaient plus pressés. Les hommes qui arrivèrent ne portaient pas les tuniques habituelles des hommes d'ici. Un sourire, faible, se dessina sur son visage. Elle croyait voir ici la porte de sortie de son cauchemar qui n'avait déjà que trop duré. Elle était à peine consciente lorsqu'ils brisèrent la serrure. Un des hommes s'approcha. Si aucun ne portait les cheveux cendrés qu'elle espérait voir, elle voyait en eux l'aura de cet homme qu'elle avait croisé jadis. L'homme tenta de lui parler, d'examiner les blessures de la native de Roggeveen. Elle essaya, tant bien que mal de répondre. Ils l'emmenèrent avec eux. Une fois dehors la lumière de la lune lui parut si pure. L'air, libéré de toute cette crasse, semblait si léger. Soulagée, elle ne vit pas grand chose du voyage qui suivit. Elle put enfin dormir, ou plutôt tomber dans le coma, sans craindre. C'était apparemment l'an 1509, ou tout du moins, était-ce ce qu'elle comprit. Elle ne vit pas grand chose des semaines qui suivirent. Son sauveur fit ce qu'il pouvait pour la soulager des mots qui la rongeait aujourd'hui et la garda protégée à tout instant. Elle avait laissé tant dans ces geôles, tant de son esprit que de son corps. La nuit, même avec la chaleur d'un feu amical et un lit confortable, les bruits de pas dans le couloir la faisait trembler. Le bruit du forgeron battant son fer l'inquiétait. La lumière des torches au loin la faisait paniquer. Elle ne pouvait effacer de son esprit ces deux années de souffrance et de sévices.

Maintenant qu'elle était libre, elle espérait pouvoir se reposer au milieu de nul part, dans la nature pour retrouver un peu de légèreté. Son protecteur ne lui autorisa pas. Peut-être ne souhaitait-il que son bien, mais... Enfermée, gardée à tout instant pour éviter tout dommage n'était pas une façon de vivre. Les choses furent peut-être encore pires lorsque Jorin Penrod devint Roi. Enfermée dans le palais Abigail devait vivre entre des murs. Autour d'elle, les regards se voulaient accusateurs. Si le Roi semblait croire et apprécier la clairvoyante, pour beaucoup de ce n'était qu'une erreur. La source souhaitait quitter cet endroit qui, petit à petit devenait une prison dorée. Mais son corps, toujours frêle et affaibli, ne lui autorisait pas vraiment grand chose. Maintenant qu'elle pouvait respirer, dormir, manger, sans craindre le fouet ou le fer chaud, elle put se perdre à penser à nouveau. Ce destin qu'elle avait prédit la rattrapait aujourd'hui, alors qu'elle n'avait pas encore toutes les réponses qu'elle souhaitait. Même lorsqu'elle put à nouveau demander, le Roi refusait de la laisser partir. Peut-être la voyait-il comme un bien trop précieux. Mais cette fois invoquer sa quête d'identité ne semblait pas marcher. Il ne voulait pas qu'elle parte. Pour lui, elle devait rester. Mais pour elle, elle devait partir. Et elle partirait, dès que son corps le lui permettrait.

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Abigail de Roggeveen
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Abigail de Roggeveen
Érudit
Abigail de Roggeveen
Sam 30 Mai - 15:28


Bienvenue (ou plutôt "re"bienvenue) sur La Prophétie d'Ithlinne Abigail !
Je ne sais pas si ta fiche est terminée mais, à la lecture de celle-ci, je peux en identifier le début et la fin donc je gage que, si ce n'est pas encore le cas, tu n'en sois plus très loin. Si jamais tu n'avais pas encore terminé, n'ai crainte, je passe simplement te donner un premier retour sur ma lecture.

Une fois que tu seras pleinement satisfaite de tes écrits, tu pourras poster ICI pour te signaler et nous indiquer que la lecture de ta fiche peut se faire.

Comme je le disais plus tôt, je te fais d'ores et déjà un premier retour :

Je pense dans un premier temps qu'une relecture est nécessaire. Si, dans l'ensemble il y a peu de fautes et que ton écriture est fluide, il reste des coquilles étranges et des oublis de mots qui gagneraient à être corrigés. Aussi, fais particulièrement attention à l'accord d'un mot dont l'adjectif se trouve dans une phrase précédente.

Trois petits points de règle :

* La nationalité ne prend pas de majuscule lorsqu'elle est employée comme un adjectif. Elle en prend une lorsqu'elle a la nature de nom.
Ainsi, on écrira :
- l'inquisition rédanienne
- un Rédanien

* Attention à ne pas confondre le verbe "voir" et l'adverbe "voire" (dans le sens "et même", "aussi"). On dira :
- elle put voir la lumière
- sa quête durera un an, voire deux.

* On accorde avec l'auxiliaire avoir si le COD est placé avant le verbe. Ainsi, on écrira :
- J'ai mangé une pomme.
- Cette pomme, je l'ai mangée.

Sur les événements de son histoire, je me permets aussi deux retours.

Sur la question de ses parents. Il est assez étrange de ne pas évoquer leur mort ou leur disparition. Du coup, le fait qu'elle se fasse adopter tôt dans l'histoire m'a quelque peu dérouté. Ajoute peut-être une phrase ou deux à ce sujet histoire de nous expliquer ce qu'il s'est passé.

Attention aussi à ne pas traiter les inquisiteurs comme des dégénérés pervers et écervelés. Ils ne s'abaissent pas au manichéisme que tu présentes dans ton histoire, la torture pour le simple plaisir sadique.
Leur but premier est d'éradiquer l'hérésie et de ramener les pécheurs dans le droit chemin. Pour ce faire, ils peuvent utiliser la torture, afin de briser la volonté de ce dernier, ils peuvent, peut-être et étant donné qu'Abigail est une source, tenter d'étudier cet être étrange afin de comprendre comment empêcher cela d'arriver de nouveau et ainsi expliquer l'énucléation et l'amputation.
Imagine les comme des gentils aux manière peu orthodoxes plutôt qu'en de vils méchants qui ne font le mal que parce que c'est là leur première caractéristique.

Sinon, tu as bien compris et cerné le personnage et l'univers dans lequel elle évolue. Ton histoire est cohérente et tu prends le temps de la conter étape par étape. cheers

Je te laisse revoir ces quelques points et poster un petit message dans le sujet Fiche terminée lorsque tu auras terminé ta fiche. hello there
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Borch Trois-Choucas
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Borch Trois-Choucas
Sam 30 Mai - 21:34
D'abord, merci pour le premier avis.

En effet, la fiche n'est pas encore complètement terminée, si les grosses lignes sont là, il y a encore des petits trucs à tel ou tel endroit que je veux encore modifier, ou compléter. Ainsi que la correction finale à faire ^^.

J'ai déjà attaqué un peu; notamment ce que tu as évoqué en partie, mais elle n'est pas encore prête.
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Abigail de Roggeveen
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Abigail de Roggeveen
Érudit
Abigail de Roggeveen
Mer 3 Juin - 14:15


Et me revoici pour faire, cette fois officiellement, mon office !

Depuis que je t'ai donné déjà quelques clés quant à la teneur de ta fiche, je ne vais pas m'étendre davantage et je vais me contenter de réitérer ma première vision : l'histoire est bien assimilée et l'univers est retranscrit avec fidélité, d'autant que tu as pris compte des remarques que j'avais faites quant à ton histoire et qui permette de mieux comprendre la disparition des parents d'Abigail et de lisser le portrait de l'inquisition.

Si je trouve que tu as parfois tendance à trop en faire et à rallonger des idées qui sont suffisamment explicites dès les premiers mots, cela n'est clairement pas motif à remontrance de ma part, ton écriture reste fluide et agréable, je ne fais là qu'une critique étayée par mes propres sensibilités littéraires.

Je pourrais allègrement te valider en l'état. Car cela étant dit, ta fiche respecte toutes nos attentes. Malheureusement pour toi, le formulaire de validation n'est pas encore prêt et comme je suis un peu procédurier, je tiens à ce que nous te validions en bonne et due forme.

Du coup, ce que je peux te proposer en attendant cette officialisation, c'est de relire ta fiche car s'y trouvent encore quelques coquilles (notamment sur l'accord d'un verbe quand le sujet est placé après ce dernier, ou dans une phrase antérieure).

Pardonne nous de ne pas être fin prêt et de pouvoir t'accorder les lauriers qui te sont dus. Embarassed
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Borch Trois-Choucas
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Borch Trois-Choucas
Ven 5 Juin - 11:55
Le destin a de multiples visages.

Tu es validé(e) !
 
   De la part de tout le staff, je te souhaite la bienvenue, toutes mes félicitations !
Te voici donc, Érudite nordienne, prête à parcourir les terres de La Prophétie d'Ithlinne.
Dans un premier temps, je te conseille d'aller recenser ton avatar dans le bottin des avatars
Cela fait, tu pourras compléter ton profil et te créer ton Carnet de bord (si tu as des questions à ce sujet, n'hésite pas à nous contacter).
Une fois toutes ces formalités en règle, il ne te restera plus qu'à poster une Recherche d'aventure ou de répondre à l'une de celles déjà préexistantes afin de commencer ton aventure roleplay !
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